CINQ PRÉJUGÉS; CINQ RÉALITÉS
En réalité, la violence conjugale concerne beaucoup de monde, on la trouve dans toutes les couches sociales et elle provoque souvent des blessures sévères. Il est souvent très difficile pour les femmes violentées de quitter leur agresseur.
1) IL EST FAUX DE DIRE QUE la violence dans le couple ne concerne que peu de personnes.
EN RÉALITÉ, une étude récente *menée auprès d'un échantillon représentatif de 1500 femmes dans toute la Suisse établit que
au cours de sa vie, plus d'une femme sur cinq (21%) a subi de la violence physique et/ou sexuelle dans le cadre d'une relation de couple.
au cours des douze mois précédant l'enquête, une femme sur 16 a vécu de la violence physique et/ou sexuelle dans son couple. Chez les femmes qui se sont séparées de leur partenaire pendant cette période, le pourcentage de femmes violentées s'élève à 20%.
deux femmes sur cinq ont subi de la violence psychologique au cours de leur vie. Plus d'une sur quatre (26%) en a subi au cours des douze derniers mois.
Ces chiffres reflètent des valeurs minimales. Selon les chercheuses, le nombre d'actes violents commis par des hommes contre leurs compagnes est vraisemblablement plus élevé.
L'étude évoquée établit aussi que
plus d'une femme sur deux connaît dans son entourage au moins une femme qui a été frappée au cours de sa vie par son mari ou ami
plus d'une femme sur cinq connaît au moins une femme frappée actuellement par son mari ou ami.
* Gillioz Lucienne, De Puy jacqueline, Ducret Véronique, Domination et violence envers la femme dans le couple, Payot 1997
2) IL FAUT DIRE QUE la violence n'a cours que dans les milieux sociaux défavorisés ou chez les étrangers et étrangères. Il n'est pas vrai non plus qu'il y ait un lien direct entre chômage et violence.
EN RÉALITÉ, la violence contre les femmes dans le couple traverse les clivages sociaux.
Elle touche des femmes de tous les milieux, de toutes les cultures, de tous les âges et niveaux de formation.
Elle se manifeste dans les villes comme à la campagne. Exercée par leur époux, ami, amant, compagnon.
3) IL EST FAUX DE DIRE QUE la violence est due à une perte momentanée de contrôle de l'homme. Il n'est pas exact non plus que l'alcool en soit la cause.
EN REALITÉ, le recours à la violence est un moyen pour contrôler et soumettre la femme:
Environ 80% des femmes qui ont subi des violence importantes de la part de leur conjoint vivent dans une relation où l'homme est dominant.
Environ 40% des femmes qui, au cours des douze mois précédant l'enquête, ont subi de la violence physique, disent en avoir été victimes au moins trois fois. Dans environ 15% des cas, la violence a été fréquente.
Contrairement à l'image répandue de l'homme violent qui a perdu momentanément le contrôle de lui-même sous l'influence de l'alcool, l'étude mentionnée signale clairement que l'alcool n'est pas la cause de la violence mais l'accompagne dans un certain nombre de cas.
Pour établir son contrôle, l'homme use de différentes formes de violence. Il n'a souvent même pas besoin de recourir à la violence physique et peut se contenter d'intimider la femme par des menaces incessantes. Si elle ne se soumet pas, l'homme recourt alors à la violence physique. 4) IL EST FAUX DE DIRE QUE la violence dans le couple se résume à une gifle ou un coup. Il n'est pas vrai non plus que la femme en ressort indemne.
EN REALITÉ, la violence physique de l'homme contre la femme, telle qu'elle a été observée dans l'étude menée en Suisse, inclut les actes suivants
pousser / empoigner / bousculer / gifler / jeter un objet sur elle / donner un coup de pied / un coup de poing / mordre / battre / étrangler / menacer de mort (mes enfants & moi, ainsi ke ma famille) / menacer ou blesser avec un couteau ou une arme à feu.
(Ce ki é souligné ci-dessus, c ce à koi g eu droit à chak foi kil été bourré, c à dire, presk o quotidien.)
Sur quatre femmes violentées physiquement, une est blessée.
Un tiers des femmes blessées l'a été à plusieurs reprises. 5) IL EST FAUX DE DIRE QUE les femmes violentées peuvent facilement quitter leur agresseur.
EN REALITÉ, de nombreuses difficultés empêchent les femmes de quitter un mari ou un compagnon violent :
Elles ne savent pas où aller.
Elles n'ont pas d'argent ou ne voient pas comment concilier leur travail avec la garde des enfants.
Elles ont peur pour leur vie ou pour celle de leurs enfants.
Elles ont perdu toute confiance en elles et ne trouvent donc pas la force nécessaire pour s'en aller.
Elles craignent de perdre leur permis de séjour.
Elles aiment encore leur compagnon.
Selon une recommandation du Parlement européen, chaque pays devrait disposer d'une place en foyer d'hébergement pour femmes violentées pour 10'000 habitants. Concrètement, la Suisse devrait donc disposer de 700 places alors qu'il n'en existe qu'une centaine aujourd'hui. Et de nombreux cantons n'ont même pas de foyer pour femmes violentées.
Les treize foyers d'hébergement pour femmes violentées et leurs enfants, qui existent en suisse, ont publié les chiffres suivants pour 1995 :
658 femmes et 712 enfants ont trouvé refuge dans ces foyers, ce qui représente 20812 nuitées pour les femmes et 22982 pour les enfants.
Ces chiffres ne révèlent que la pointe de l'iceberg. Un nombre équivalent de femmes et d'enfants a dû être refusé, faute de place, au cours de la même année.LA VIOLENCE A DE NOMBREUX VISAGES
La violence ne commence pas avec les coups, comme on le croit souvent, mais bien avant. On a tendance à sous-estimer la violence psychologique, voire même à ne pas la reconnaître. Parce qu'elle n'est pas aussi apparente que la violence physique.
La violence psychologique sévit pourtant de nombreuses manières.
Le texte ci-après détaille quelques comportements type. Pour vous aider à reconnaître à temps la violence de votre mari ou compagnon et à vous prémunir contre elle
.LES TACTIQUES DE "MISE SOUS PRESSION"
La critique destructrice ou la violence verbale
Il crie, vous injurie, vous accuse
Il vous humilie, vous jette des insultes à la figure
Il fait des remarques dévalorisantes
Il adopte des attitudes menaçantes
Il fait pression sur vous en vous culpabilisant
Il vous force à prendre des décisions contre votre gré
Il vous dicte ce que vous devez faire
Il ne vous donne aucun argent pour le ménage ou une somme insuffisante
Il manipule les enfants (en leur faisan trè peur et en les menaçant)
L'abus de pouvoir Il veut avoir toujours raison
Il prend des décisions importantes sans vous demander votre avis
Le manque de respect
Il vous interrompt sans cesse ou change sans arrêt de discussion
Il n' écoute pas et ne répond pas
Il modifie le sens de vos paroles
Il vous tourne en ridicule devant d'autres personnes
Il dit du mal de votre famille et de vos ami-e-s
L'abus de confiance
Il ment
Il garde certaines informations pour lui
Il vous trompe Il est excessivement jaloux
La démission
Il ne respecte pas ce qui a été décidé
Il n'assume pas sa part de responsabilité
Le déni, la contestation, le blâme
Il minimise ses actes violents et ne vous prend pas au sérieux
Il nie les abus commis
Il se décharge de sa responsabilité en prétendant qu'il est violent par votre faute Le contrôle économique
Il s'oppose à ce que vous travailliez à l'extérieur
Il refuse de vous donner de l'argent
Il vous reproche vos dépenses
Le comportement autodestructeur
Il consomme des drogues et boit trop d'alcool
Il menace de se suicider ou de se faire du mal
Il menace de dire ou de faire des choses qui auraient des conséquences fâcheuses (kom ns tuer mes enfant & moi et tte mafamille)
L'isolement (il s'enferme dans la chambre pendant d jours entiers, et n'en sort ke pr se servir à manger)
Il vous empêche de rendre visite à des amies, des parents ou vous rend la chose difficile
Il contrôle vos appels téléphoniques
Vous devez avoir son autorisation pour vous rendre dans certains endroits, il vous en interdit d'autres
Les menaces (de mort)
Il profère des menaces (de mort) contre vous ou d'autres personnes
La surveillance et les brimades
Il arrive en l'improviste ou vous appelle sans cesse au téléphone
Il vous contrôle
Il vous met dans l'embarras en public
Il refuse de s'en aller quand vous le lui demandez
L'intimidation
Il adopte des attitudes menaçantes
Il utilise sa supériorité physique pour vous faire peur
Lors de disputes, il vous bloque le passage (il me tire par les cheveux, les oreilles...)
Il crie
Il conduit la voiture brutalement (sous l'emprise del'alcool)
La destruction
Il s'attaque à des choses auxquelles vous tenez
Il frappe des objets, les jette autour de lui
La violence sexuelle
Il vous traite de manière déshonorante et avilissante
Il vous contraint à accepter des relations sexuelles
Il vous viole
La violence physique
Il recourt à la violence contre vous, contre vos enfants ( il les traumatisai, un de mes fils a de sérieuses séqulles psychologiques), contre les animaux domestiques (il m'a tuer un chat, et g dû me séparer des deux otr)
Il bat, donne des coups de poing, immobilise, mord
L'utilisation d'armes (menaces de mort avec couteau de cuisinier pr tte personnes essayant de rentrer dans la chambre où il était)
Il utilise des armes ou en porte constamment sur lui (couteaux)
Il menace de vous tuer, vous ou ceux que vous aimez POUQUOI DE NOMBREUSES FEMMES RESTENT MALGRÉ TOUT ?
Trois facteurs entretiennent le cycle de violence : L'AMOUR, L'ESPOIR, LA PEUR
Beaucoup de femmes éprouvent de grandes difficultés à quitter une relation marquée par la violence.
C'est le cas lorsque la femme
aime toujours son partenaire. Elle se souvient des bons moments et croit encore en la relation
espère encore que tout changera "parce que la relation n'a pas toujours été aussi violente qu'aujourd'hui"
a peur que les menaces proférées par l'homme soient mises à exécution.
Partir est possible !
Il est intolérable de vivre avec un homme qui recourt à la violence psychologique, physique ou sexuelle.
Les femmes mariées aussi ont le droit de s'en aller, La loi (art. 175 du code civil) le prévoit expressément.
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* Tt cke G souligné dan ce texte, c cke G vécu avec le géniteur de MON fils !!!